Les TMS de quoi parle-t-on ?
Les troubles musculosquelettiques (TMS) correspondent à des pathologies d’usure qui se déclenchent à la suite d’une exposition prolongée à différents facteurs de risque : mouvements répétitifs, postures inconfortables, efforts excessifs, stress, exposition à des vibrations ou encore au froid…
Les TMS affectent principalement les muscles, les tendons et les nerfs des membres supérieurs et inférieurs. Ils se manifestent non seulement par des gênes, des douleurs, mais aussi par de la raideur, une perte de force ou de sensibilité principalement au niveau du cou, des épaules, des coudes et des poignets :
- Tendinopathie de la coiffe des rotateurs (épaule)
- Epicondylite (coude)
- Syndrome du canal carpien (poignet)
- Maladie de De Quervain (pouce)
- Syndrome de Raynaud (doigts)…
L‘activité professionnelle joue souvent un rôle majeur dans la survenue des TMS. En France, ils représentent à eux seuls plus de 80 % des maladies professionnelles reconnues.
Si l’agroalimentaire, la métallurgie, la construction automobile, le BTP, le transport, la logistique, la propreté ou encore les activités d’aide et de soin à la personne concentrent la majorité des cas de TMS, tous les secteurs d’activité sont concernés !
Quelle que soit leur localisation, les TMS peuvent devenir irréversibles et entraîner un handicap durable. Pour l’entreprise, ils sont également source de désorganisation, et peuvent entraîner une baisse de performance pour l’entreprise (diminution de la productivité, de la qualité…) et avoir un impact majeur en matière d’absentéisme et de turnover.
Comment agir ?
La prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) en milieu professionnel repose avant tout sur l’engagement de l’entreprise.
Elle s’inscrit dans une démarche en 3 étapes :
- Tout d’abord, une phase de diagnostic permet de repérer et d’analyser les situations de travail susceptibles de générer des TMS.
- À partir de ce diagnostic, des actions concrètes peuvent être mises en œuvre, notamment en diminuant les contraintes physiques, en adaptant les postes de travail, en réorganisant la production et en assurant un suivi des mesures engagées.
- Enfin, il est essentiel d’évaluer les actions réalisées, d’en mesurer l’efficacité et de les ajuster si besoin.
Cette démarche de prévention implique l’ensemble des acteurs de l’entreprise — employeur, salariés, représentants du personnel et services de prévention et de santé au travail (SPSTI) — et peut également faire appel à des organismes spécialisés dans la prévention des risques professionnels (CARSAT…).
Les actions de prévention peuvent concerner plusieurs domaines :
- L’organisation et les conditions de travail, avec notamment la réduction de la répétitivité des gestes, l’aménagement des postes, la mise en place de micro-pauses de récupération et l’amélioration de l’environnement physique (éclairage, température…)
- La diversification des tâches, la définition d’objectifs clairs et le renforcement de la formation
- L’adaptation des outils et des équipements, en particulier pour limiter les vibrations, sans négliger le recours aux équipements de protection individuelle
- Et, si nécessaire, la mise en place d’un suivi médical renforcé.
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Ressources utiles
DREETS
Fiche Question Prévention n°7 “Je veux prévenir les TMS, à quoi dois-je penser ?”
DREETS
Fiche Question Prévention n°3 “J’investis dans un nouvel équipement, à quoi dois-je penser ?”
Quiz Présanse
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